Oran : 3e Congrès maghrébin de médecine générale

Dimanche, 21 Mai, 2017

Les participants au 3e congrès maghrébin de médecine générale et de médecine de famille ont plaidé unanimement pour l’ouverture de spécialités en médecine générale au niveau des facultés maghrébines. «Il s’agit de faire de la médecine générale une spécialité médicale et hospitalière, car le médecin de famille est au cœur de la stratégie de santé et son rôle est déterminant dans tout le processus médical», a déclaré, à l’ouverture du congrès, Redouane Hadjij, président de la Société algérienne de médecine générale (SAMG). En effet, les médecins, doyens de facultés et autres spécialistes, présents à ce congrès ont insisté sur la nécessité de créer la spécialité en résidanat dans les facultés de médecine, tout en plaidant pour un statut des docteurs généralistes dans la nomenclature universitaire. «Les médecins généralistes doivent partager leurs expériences et former nos étudiants dans les facultés et les hôpitaux», a encore souligné le président de la SAMG.

Le conférencier a annoncé que des propositions ont été faites aux tutelles dans ce sens et que la question est au centre des préoccupations. Autre point important lors de ce congrès : l’accréditation internationale de la formation médicale d’ici 2023. En effet, les instituts et facultés du Maghreb se préparent à honorer les normes et critères internationaux, une accréditation qui interviendra en 2023, mais dont les préparatifs sont déjà en cours. Pr Chadli Ali, de la faculté de Monastir (Tunisie) déclare : «Nous devons créer cette spécialité de médecin de famille.

C’est un début vers l’adoption des normes internationales, car, d’ici 2023, le diplôme de docteur en médecine de nos facultés ne serait plus reconnu mondialement si on ne met pas en place les réformes requises pour répondre aux normes internationales exigées par la Fédération internationale de la formation médicale et par l’Organisation mondiale de la santé. Pour l’intérêt, il s’agira de favoriser la mobilité de nos étudiants et de recevoir d’autres étudiants de par le monde, pour un meilleur échange de savoir et transfert de technologie. Ce congrès, ainsi que toutes les rencontres qui se tiendront prendront en compte cette question afin de mettre en place une feuille de route et homogénéiser les actions.» Dans ce cadre, il y a lieu de souligner que des facultés de médecine au Maghreb ont déjà entamé ce processus de réformes. C’est le cas de l’université de Sousse, en Tunisie, mais d’autres facultés algériennes adoptent des normes internationales en attendant une décision officielle.

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